Delcourt, actuel éditeur des B.D. Star Wars, s’étant lancé dans la publication en kiosque de comics tels que Spawn, on pouvait espérer voir prochainement débarquer chez notre marchand de journaux préféré, une revue sur la Guerre des Etoiles. Et c’est maintenant chose faite avec ce premier numéro de Star Wars BD Magazine. Cette revue sera bimestrielle et permettra aux fans de l’oeuvre de George Lucas d’avoir une ration supplémentaire de comics, hors des librairies. Mais passons aux choses sérieuses, et penchons nous sur l’objet en question.
La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on découvre ce magazine, c’est son format. En effet, un comics en format kiosque est normalement d’une taille avoisinant les 17cm par 26cm. Ici nous avons un bestiau de 20cm sur 30cm, à l’apparence d’un Lucas Mag. Bref, si vous êtes amateur de comics, il fera un peu tâche dans votre collection. Pour continuer dans les chiffres, nous avons un 80 pages pour une somme de 4,90€, ce qui est peu supérieur à ce qu’on peut voir sur le marché. Mais bon, le format étant différent, et n’étant pas un spécialiste de l’impression et des coûts de production, je ne chercherai pas d’explication et me contenterai du constat. Toujours dans les stats, nous avons droit à 5 histoires, chacune ayant un début, un milieu et une fin. Donc pas de nécessité de suivre une histoire, d’un numéro à l’autre, tout au moins pour ce premier numéro. Il faut noter la présence d’un poster géant représentant le Dark Vador présent sur la couverture du Destin de Vador, disponible en librairie.
Le rédactionnel représente le travail fourni par l’éditeur pour présenter l’ouvrage, il peut s’agir d’une mise au point sur l’histoire, les personages, mais aussi de la présentation des artistes et scénaristes qui ont participé à l’histoire. Et bien ici, Delcourt réalise un sans-faute. Chaque histoire est replacée dans son contexte historique, avec la présence d’une chronologie sur le sommaire, mais aussi d’une dans la page de présentation de l’histoire. Dans cette page, on pourra trouver un petit résumé pour donner l’état des lieux de l’univers Star Wars ou une brève présentation des protagonistes. Bref, en quelques lignes, le béotien a toutes les clés en mains pour apprécier l’histoire. On retrouvera aussi une brêve biographie d’un des auteurs avec un peu de pub pour leurs histoires publiées par Delcourt, ce qui est toujours bons pour la culture générale. En bas de cette page, on trouvera les crédits (qui a fait quoi) mais aussi le titre original avec sa numérotation et sa date de publication. Enfin, Delcourt a rajouté en médaillon, la couverture originale de chaque histoire.
Une double page est aussi présente avec la première partie d’une tentative de chronologie qui permettra aux nouvelles recrues de se familiariser avec l’univers étendu.On pourra aussi noter la présence de quelques infos venant des Etats-Unis dans la rubrique consacrée au futur courrier des lecteurs.
En conclusion, on ne peut que féliciter Delcourt pour ce travail rigoureux et utile qui facilitera l’accès de ce magazine aux plus grands nombres. Un certain éditeur, vendeur d’autocollants de footballeurs, ferait bien de s’en inspirer. Mais c’est une autre histoire.
Maintenant que nous avons vu la présentation générale du magazine, nous allons nous pencher sur les histoires, car c’est tout de même ça le plus important ! Elles sont donc au nombre de cinq, une tirée de Star Wars Républic, trois des Star Wars Tales, qui ne sont pas réellement à inclure dans la chronologie officielle et une dernière ayant pour héros, Boba Fett. Oui, je sais héros et Boba Fett ça sonne bizarre.
Loyautés
Cette histoire est située après la mise en boîte d’Anakin dans son armure de grand ténébreux, et c’est ainsi que tout rutilant, Dark Vador, est présenté par l’Empereur en personne, aux chefs de l’armée impériale. Dans cette histoire, on suivra la destinée du militaire Sagoro Autem qui n’est pas dans les petits papiers de Vador. Les dessins de Luke Ross sont de toute beauté, même si parfois ils donnent l’impression d’être un peu figés. L’histoire écrite par le célèbre John « Clone Wars » Ostrander est bien menée et pose bien l’atmosphère de ce climat post Revanche des Sith.
La planètes des Morts
Dans cette histoire, nous retrouvons le duo Solo, Chewbacca dans une histoire assez banale. Les deux compères se retrouvant sans carburant sont obligés d’atterrir sur une planète inconnue où ils se font attaqués par des zombies. Les dessins de Fabri ne m’ont guère convaincu et le scénario est assez banal et plat. Bref, un avis assez mitigé sur cette histoire.
Les Fantômes de Hoth
Alors que Chewbacca répare le Faucon dans la base rebelle de Hoth, il aperçoit le fantôme d’un enfant. Une histoire très rapide, mais très belle et forte en émotion, comme quoi avec peu on peut faire beaucoup. A noter que les dessins de Nord et les couleurs sont superbes.
Au début...
A nouveau, un Star Wars Tales, avec une célébrissime partie de Sabbac. Si mes souvenirs sont bons, l’histoire est différente de celle de la Trilogie Yan Solo. Histoire très anecdotique, sans réel intérêt si ce n’est de remplir le magazine.
Boba Fett : Semeur de Mort
Du très bon, avec Ostrander au scénario et Cam Kennedy aux dessins et couleurs. Cette histoire se situe après le Côté Obscur Boba Fett parut récemment. Mais aucune connaissance de ce qui s’est passé n’est requise pour comprendre l’histoire. Fett a un contrat et il va le remplir. J’avoue avoir un faible pour ce personnage et cette histoire m’a beaucoup plu. L’histoire d’Ostrander est une nouvelle fois de qualité et les dessins retranscrivent très bien l’ambiance sombre du scénario. A mon sens la meilleure histoire du magazine.
Achetez le ! En effet, sur cinq histoires, trois sont très biens, et deux assez moyennes dont une qui ne fait que 6 pages. Donc il n’y a pas d’hésitation à avoir. Vous ne connaissez pas grand-chose aux comics ou à l’Univers Etendu ? Pas de problèmes Delcourt vous prend par la main et vous guide dans les méandres de la Galaxie Star Wars. Vous ne voulez pas vous lancer dans une grande histoire interminable comme Spider-Man et compagnie. Chaque histoire est un One-Shot (un seul épisode). C’est d’ailleurs ici, peut être que je tempérerai mon avis. Je pense que la présence d’une histoire à suivre, sous forme d’arc ( un nombre d’épisode limité pour finir l’histoire, comme les Côtés Obscur par exemple) permettrait de fournir une histoire plus intense et fouillée au magazine. Car la formule One-Shot a ses limites au niveau scénaristique. Du moins c’est mon avis.