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La Collection Lego Star Wars : Histoire et Evolution - Partie 2

jeudi 22 décembre 2005, par Djika II, Startide

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Cet article est la suite de celui-ci.

Changement de couleurs

Est-ce un signe de la mutation de l’entreprise Lego en difficulté financière ou un choix de modernisation du style ? Le changement qui peut choquer, est la fin du teint jaune des figurines. Historiquement, le jaune des visages et des mains des personnages était une marque de fabrique du jouet Lego.

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Est-ce le froid de Hott qui fait monter le rose au visage de Han ?

En 2002, les nouvelles références sortirent avec des figurines dont les visages n’étaient plus jaunes mais roses. Désormais, l’ensemble des boîtes sortant a cette caractéristique. Plus tard, la folie jaune s’est propagée à d’autres collections Lego sous licence, mais pas toutes les collections, est-ce une exigence de ces licences ?

Juste avant cette pseudo révolution, le premier personnage noir, Lando Calrissian, apparaissait enfin dans une boîte mettant fin à un débat sur les raisons de l’absence du personnage de couleur dans la collection. Depuis Mace Windu a aussi fait son apparition.

Mais la couleur de peau n’est pas la seul à avoir changée, c’est l’ensemble du panel qui a évolué. Ainsi, du gris qui s’est éclairci au rouge qui tourne au bordeaux, ce sont toutes les couleurs qui ont changées gênant la compatibilité esthétique entre les anciennes et les nouvelles briques.

On peut ajouter à ce changement une légère baisse de la qualité des plastiques et l’utilisation plus fréquente des autocollants qui vieillissent mal à la place des pièces directement sérigraphiées.

Changement de style

Etrangement, ce fut dans les mêmes périodes qu’une évolution forte du style apparut. Ce changement est contradictoire avec les couleurs puisqu’il fut vers une meilleure qualité dans la réalisation des modèles. Plus de détails, plus d’astuces, des trains d’atterrissage, de meilleures articulations, une plus grande utilisation des élastiques (en plastique et plus en un caoutchouc qui vieillissait mal), etc.... C’est la mode des rééditions qui mit en lumière ces améliorations.

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Comme pour son pilote, un faucon par épisode (ANH et ESB).

Avec le X-Wing (7140, 4502), le Snowspeeder (7130, 4500) et le Faucon Millenium (7190, 4504), c’est trois modèles qui furent recréés et non simplement rééditées. Alors que les premiers vaisseaux datant des premiers jours ce positionnaient dans Un Nouvel Espoir les nouvelles réalisations se situaient dans L’Empire Contre-Attaque. Ces nouvelles boîtes écrasaient de leurs qualités leurs prédécesseurs presque devenus des ancêtres. L’autre illustration de cette qualité est l’arrivée des Mini.

La " Mini " révolution

A l’opposé des Ultimate Collector qui passent à une échelle plus précise, les Mini sont développées sur une échelle réduite. L’ensemble de ces références se concentrent sur les appareils, terrestres ou spatiaux, des six épisodes.

La première série de quatre références, reproduisant le schéma global, était orientée vers le ludique. Chaque boîte contenait deux véhicules qui interagissent dans un des épisodes tels que deux pods de la Bounta (4485 Sebulba’s Podracer & Anakin’s Podracer) ou un X-Wing et un TIE (4484 X-wing Fighter & TIE Advanced). De plus, la boîte contenait aussi quelques éléments d’un autre modèle et c’est en regroupant ces pièces des quatre références que l’on obtenait un nouveau vaisseau. La première collection offrait donc un bombardier TIE.

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Star Wars en japonnais !

Si la deuxième collection contenait aussi un modèle supplémentaire (un Mini Y-Wing) divisé en quatre, la troisième n’en eut pas. Mais pour ces deux collections la règle fut un vaisseau par boîte.

La première collection marcha très bien à l’opposé de la troisième qui n’est toujours pas fini d’écoulée. Les Mini continuent pourtant de se développer puisqu’ils trouvèrent un deuxième souffle en tant que modèle promotionnel. Le symbole de cette reconversion est la série Kabaya. Trois modèles (6963 X-wing Fighter, 6964 Boba Fett’s Slave I, 6965 TIE Interceptor) furent vendus au Japon avec des " chewing-gums ", enfin des bonbons japonais, de la marque Kabaya, coutumière des jouets cadeaux. Plus récemment, ce sont deux modèles (6966 Jedi Starfighter, 6967 ARC-170 Starfighter) de l’Episode III qui furent offerts dans différentes enseignes de magasin ou lors de certains évènements accompagnant la sortie du film.

Lumière sur l’Episode III

2005 est l’année de sortie de La Revanche des Siths et des nouveaux Lego qui vont avec. Est-ce la fin de la collection Episode II, la plus petite pour l’instant de la nouvelle trilogie, comme elle avait signé l’arrêt de celle de l’Episode I ? Ensuite, si ces références s’inscrivent dans la lignée de l’évolution de la collection, peau rose et style de qualité, ce sont les deux innovations technologiques qui marquent le plus.

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Que la lumière soit...

La première est l’apparition de sabres lumineux pour les Jedi. Le premier fut un Dark Vador (7263 TIE Fighter) mais tous les autres furent intégrés aux références de l’Episode III. Le système consiste en un bâton lumineux prenant la place des anciens plastiques translucides qui imitaient le sabre laser. La lumière s’allume par une pression de la tête du personnage.

Passé l’émerveillement amusé devant cette lumière, on remarque que la figurine n’est plus démontable, que le poignet est fixe et que les piles ne peuvent être changées. Ainsi, ces sabres, qui font la fierté de l’équipe Lego, paraissent gadgets et sans grand intérêt.

Cette technologie est déjà adaptée pour une autre collection Lego puisque récemment est apparu un officier de police (7237 Police Station) équipé d’une lampe torche lumineuse. Est-ce qu’il y aura d’autres Jedi lumineux ? En tout cas, il serait plus intéressant de refaire les nouveaux Jedi tels que Mace Windu et Luminara Unduli de façon plus traditionnelle.

The Video Game

La deuxième innovation technologique est un jeu vidéo. Dans ce jeu, on parcourt l’histoire de la nouvelle trilogie aux commandes de l’un de ces héros ou anti-héros. Mais sa particularité est que les personnages comme les décors sont en Lego ou en tout cas en reproduisent l’aspect.

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Mais jusqu’où iront-ils ?

Disponible sur PC, Mac, X-Box, PS2, Game Cube et Game Boy Advance, le jeu divise fans et testeurs. La principale critique concerne sa durée de vie. Le jeu est facile et court. A ceci, on répond qu’avec tous les personnages cachés, on peut le recommencer sans manquer de s’amuser. Il est vrai que le côté décalé des Lego rend le jeu très divertissant mais sur le fond il ne reste qu’un jeu amusant. Mais dans la foule disparate des jeux sous licence Star Wars, il tire plutôt bien son épingle du jeu.

Pour en savoir plus, voyez le test du jeu. ;-)

Vision du futur

Et maintenant... Quel sera l’avenir de la collection ? Si les responsables Lego annonce déjà que les Ultimate Collector continueront à se développer, qu’en sera-t-il des autres branches ?

On peut supposer que les Mini continueront de jouer leur nouveau rôle promotionnel. Les rééditions de modèles de la Trilogie Classique devraient eux aussi continuer soit en ressortant d’anciennes références, soit en reprenant un modèle avec un style différent ou d’autres personnages comme l’Inspection Impériale (7264). Continueront aussi, les kits qui permettent d’écouler les boîtes à faible succès en les jumelant aux références phares.

D’un point de vue plus Star-Wars-ien, on peut attendre certains véhicules encore absents. Si les manquants des épisodes I et II ont peut de chance d’être réalisés vu leur relative désafection des collectionneurs, les nouveautés devraient se focaliser sur les épisodes suivants.

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Y’a même un petit Sarlac.

Parmis les absents, après le très attendu et très récent transport Jawa (10144 Sandcrawler) ; on peut citer la barge de Jabba (qui arrive en 2006 !) et les vaisseaux de la flotte de l’alliance rebelle, sauf la Corvette Corellienne (10019). Et pourquoi ces derniers ne pourraient se développer en Mini un peu plus grand ?

Certains fans ont déjà réalisé à titre personnel des modèles originaux, mais les photos du site officiel et les expositions comme Celebration III montrent que les équipes Lego ont aussi réaliser des modèles non commercialisés. Si la plupart ne manqueront pas du fait de leur taille ou de leur raté, certains aurait pu avoir un avenir commercial.

Bilan de la collection

Avant de conclure, on peut sommairement citer quelques références marquantes pour leur qualité ou leur bizarrerie. La prime du " c’est quoi ce truc " revient au Collection TIE (10131) qui contient un appareil nommé Droïd TIE dont l’origine était un grand mystère jusqu’à ce que nos amis du forum trouvent celà. Dans la catégorie " cher ", à l’achat et sûrement à développer pour Lego, les Mindstorms (9748 Droïd Developper Kit, 9754 Dark Side Developper Kit) sont d’un intérêt médiocre et d’une qualité qui rend leur prix encore plus douloureux.

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MindStorms et System, sans comparaison possible !

A l’opposé, la récente boîte 7256 Jedi Starfighter & Vulture Droïd réussit à conjuguer simplicité, réalisme et jouabilité, ce qui est trop souvent oublié dans les Lego modernes. Parmis les très grosses boîtes, ce n’est pas un Ultimate Collector, dont la qualité est inhérente à leur échelle, mais un classique Lego System qui marque les esprits. Le AT-AT (4483) réussit l’exploit technique d’avoir de vrais membres pour le porter et une échelle relativement compatible avec les autres modèles. On peut aussi citer le Naboo Starfighter (10026), le plus petit des Ultimate Collector mais pas le moins réussi.

Conclusion

On a vu que la collection reproduit et a reproduit localement et globalement un schéma d’évolution du ludique vers le collector. Mais plus généralement, à l’origine Lego a semblé intégrer Star Wars dans son univers. Les premiers modèles formaient un univers comme si Lego se servait de Star Wars. Il y avait l’univers médiéval, l’univers urbain et l’univers Guerre des Etoiles.

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Vu à Celebration et vendu aux enchères... Unique et très, très, très cher !

Dorénavant, c’est plutôt Lego qui sert Star Wars. Les briques danoises ne sont plus qu’un support de produits dérivés comme les autres. Il cherche à toucher les fans collectionneurs oubliant les plus jeunes qui délaissent les jouets traditionnels pour le virtuel et les licences.

Pour illustrer ceci, on peut regarder les catalogues. Les premiers créaient une imagerie propre dans l’univers très lointain alors que les derniers ne font que reprendre des plans de films. De même, le logo Lego Star Wars était original et maintenant il est le même que pour les autres produits sous licences Star Wars.

Finalement, si on peut déplorer l’évolution commerciale de la collection, il reste que la magie des univers Lego et Star Wars fusionne à merveille. La date officieuse de fin de l’union serait 2007. Mais on peut penser que l’avenir de Star Wars (séries, animations, ressorties, etc.) par son succès déterminera le futur. Lego ne saurait se passer de sa meilleure collection. A suivre...

P.-S.

Cet article ne se veut pas exhaustif et par conséquent il peut paraître incomplet voire insuffisant. Toute personne estimant qu’un point a été oublié ou qu’une erreur a été commise peut le signaler. Les remarques pertinentes seront toutes prises en considération.

Références

- Site officiel Lego
- Site de la collection Lego Writing System
- Portail non-officiel de vente Lego
- Base de données illistrées Lego
- Site anglophone de fans Lego Star Wars
- Site des fans français de Lego
- Actualité du collectionneur Star Wars


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