LEGO Star Wars, premier du nom, n’avait laissé personne insensible. Qu’on l’ait aimé ou détesté, on ne peut nier que ce jeu ait trouvé son public, le chiffre des ventes en est la preuve. Sur ce point, le second succède brillement à son aîné en se classant dès sa sortie dans le classement des meilleures ventes de la fin d’année. Mais au delà des chiffres, que doit-on retenir de ce jeu ? Je l’ai donc testé rien que pour vous (si, si, je me suis forcé :D ) et voici mes impressions. Pour rappel, je suis toujours aussi addict aux deux univers, ceux de George et Ole, j’ai bien apprécié le premier volet et j’essaye malgré cela d’être le plus objectif possible ^^
LSW II : la Trilogie Originale est comme son nom l’indique à la fois une suite mais aussi un retour aux sources de l’univers Star Wars. Finis les droïds et les clones, maintenant on « démonte », dans tous les sens du terme, des stormtroopers et des rebelles. Autre changement de poids, Lucas Arts a repris la main, Eidos Interactive est laissé sur le banc. On sent bien le changement puisque même au niveau communication ce n’est plus LEGO qui fait la promotion mais la maison Lucas en personne. Vue la forte tendance aux nanars des développeurs officiels, on pouvait craindre qu’un jeu, reposant quasi exclusivement sur son ambiance et sa personnalité décalée, n’ait vendu son âme.
Ce test, comme son prédécesseur, concerne la version PC mais, encore une fois, LSW II est multiplateforme :
sur toutes les consoles de salon (Sony, Microsoft ou Nintendo) le jeu est surement le même puisque le gameplay impose une manette, pour pouvoir jouer pleinement, et techniquement le jeu reste peu gourmand en ressources ;
sur Game Boy Advance, il sera, comme pour le 1, techniquement différent mais dans l’esprit identique ;
sur DS, je ne peux pas dire mais le jeu devrait exploiter l’interface tout en restant proche des autres versions ;
autrement, le premier volet ayant connu des portages du Mac aux téléphones portables, le second devrait lui aussi se disséminer partout où l’on voudra bien de lui.
Au-delà du décor, le changement d’époque du scénario influence énormément le jeu. Si le premier donnait la part belle aux Jedi et Sith, le second devait enrichir le rôle des personnages insensibles à la Force, Ben, Luke et Obiwan ne pouvant suffire. Dans le premier volet, les personnages armés d’un blaster devaient tirer plus vite que leurs adversaires pour éviter d’être touchés. Maintenant, là où le Jedi pare avec son sabre, Han esquive en pivotant sur le côté. Mais il y a aussi les corps-à-corps : entre les baffes de Leia, les crochets des officiers impériaux, le démembrage de Chewie, etc.... Les personnages non-Jedi passent automatiquement à un style de combat sans armes dès qu’ils sont suffisamment proches. C’est marrant 5 minutes mais ça ne casse pas trois pattes à un canard, sauf pour le wookiee ^^ Une bonne idée aurait été de dissocier l’esquive, l’attaque à distance et l’attaque de prêt. En effet, un seul bouton correspond actuellement aux trois actions :/
Autre évolution, les niveaux « vaisseaux » où au lieu de diriger un personnage, on est aux commandes d’un appareil. Ces niveaux m’avaient vraiment plu dans le précédent opus par leur originalité. Les nouveaux, plus riches et plus nombreux, sont standardisés. Il y a la bataille dans la tranchée de la première Etoile Noire, Hoth en snowspeeder, les astéroïdes en Faucon et la traversée de la seconde Etoile Noire. Dans la forme, cela ressemble étrangement aux niveaux « personnages » avec des déplacements en 2D, des mini-casse-tête, des plots, des ennemis et des zones cachées. Il y a même une sorte de saut : quand on appuie sur le bouton de saut, le vaisseau fait un looping vers l’arrière. Dans le 1, ces niveaux étaient des jeux de shoot simplifiés et tous différents. Dans le 2, on perd ces aspects et c’est bien dommage.
Les véhicules sont aussi présents dans les niveaux standards. Dans une bonne partie des niveaux (ceux en extérieur), on peut prendre les commandes d’un AT-ST sur Endor ou du landspeeder de Luke sur Tatooine. De la même façon, on peut grimper sur un dewback ou un bantha. Ca sert un peu le scénario en compliquant le parcours des niveaux. Mais à part pour la course-poursuite en moto-jets sur Endor, c’est gadget et pas assez exploité. Finalement, dans les nouveautés notables, on peut créer des personnages en combinant les parties de ceux existants : le casque de Fett plus le torse d’un scouttrooper et les jambes d’une Leia esclave. On choisit l’arme, la cape et quelques autres trucs et on obtient un personnage héritant des capacités des personnages principaux ayant servi à sa conception. Certains apprécieront mais ça n’importe rien au jeu.
Tout le reste est donc identique au premier LSW. Le gros du jeu est toujours un mélange de plateforme, combats simples, exploration et mini-énigmes. On doit toujours accumuler des plots pour remplir une barre (dans cet opus le fait d’avoir rempli la barre de plots vous octroie pour le niveau le titre pompeu de "Vrai Jedi"). On doit aussi trouver dix mini-kits dont une partie ne sera accessible qu’en rejouant le niveau en jeu libre avec d’autres personnages aux capacités particulières. Chaque mini-kit donne une étape du montage d’un mini-modèle LEGO que l’on collectionne. Le seul plus ce sont les supers briques rouges qui débloquent des bonus, une est cachée dans chaque niveau. L’ensemble des niveaux et ceux bonus, dont je reparlerai plus loin, sont toujours accessibles depuis une buvette, mais au lieu du Dexter’s Diner, on est dans la cantina de Mos Eisley. Là, circulent les personnages débloqués et dehors se trouvent les mini-modèles LEGO collectionnés. On a toujours quatre points de vie et si on les perd, on perd des plots mais rien de plus. Comme je le disais, ça ressemble beaucoup au 1.
Innovation : 2/5
Je ne vais pas vous faire l’affront de vous rappeler l’histoire made in Lucas mais je pense que ce n’est pas exagéré que de dire que la trilogie originale contient plus d’humour que la nouvelle. Et c’est vrai que le côté décalé des scénettes vidéo était rafraichissant dans l’univers dramatique de l’Ancienne République. Mais l’humour qu’ont essayé de rajouter les développeurs dans LSW II fait doublon avec celui des films. Ensuite, il y a deux trois passages qui choquent les fans comme le duel final ou Dagobah (Luke s’y bat contre des chauvesouris et des serpents :/ ). Il y en avait aussi dans le 1 et sans eux il n’y aurait pas de jeu pour des scènes primordiales. A noter, les séquences vidéo sont toujours aussi bien réalisées, sauf la toute première qui est une reprise de la dernière du premier jeu, elle aurait pu être remise à jour.
Au long des niveaux, on rencontre des portes dont l’accès est réservé à certains personnages : les stormtroopers, les chasseurs de primes, etc.... On devait déjà utilisé les droïds pour pouvoir tout explorer. Ces nouvelles portes enrichissent le concept. Je trouve cette idée de « caste » assez intéressante et représentative de l’univers SW. Ces castes ont deux autres applications : sur Tatooine, les personnages neutres se baladant dans les rues vous attaquent si on touche à l’un d’entre eux, créant un jeu à trois assez intéressant. Deuxième application, les déguisements consistent à abaisser des leviers disséminés sur le parcours pour enfiler un casque de stormtroopers ou de chasseurs de primes. On perd ces casques, nécessaires pour ouvrir les portes à accès réservé, si on est touché une fois, ce qui rajoute un peu de piquant mais ce n’est pas assez exploité à mon goût.
Histoire : 4/5
D’un point de vue technique, ce jeu est aussi un bon héritier de son prédécesseur. C’est logique qu’avec seulement un an entre les deux jeux, le moteur graphique n’a pas du être refait. Pour cela, visuellement, la seule chose qui me paraît améliorée est l’uniformité des textures. Dans le 1, on repérait facilement les éléments du décor avec lesquels on pouvait interagir, leurs couleurs étant légèrement différentes. Dans le 2, c’est mieux dissimulé et ça oblige le joueur à être plus attentif. Le premier jeu était très satisfaisant et donc on peut se contenter du statu quo. Cependant, certains effets me paraissent fades et auraient mérité un meilleur traitement. En particulier, les explosions et effets pyrotechniques sont quelconques et ceux des niveaux vaisseaux sont mêmes plus moches que ceux du 1, du fait probablement de la refonte. Un niveau m’a quand même plus visuellement, c’est le dernier dans la seconde Etoile Noire, surtout la ressortie avec les flammes derrière.
Remarque : J’ai noté quelques ralentissements sur ma configuration qui pourtant est aux goûts du jour. C’est difficile de dire d’où cela vient, ça ne reste donc qu’une observation personnelle à confirmer.
Technique : 3/5
Une option est apparue : « difficulté adaptée ». J’avoue ne l’avoir découverte que récemment et je n’ai pas ressenti de différences sur le peu où je l’ai testée. La seule remarque que je peux donc faire dessus c’est que cela devrait être mis par défaut ou proposer de façon plus claire dès le début. Ensuite, le jeu est toujours aussi peu difficile (le petit neveu de 7 ans va s’éclater avec), ça a été suffisamment souligné, même ici. On aurait donc espéré un véritable traitement de la chose, dommage. Je ne vais pas faire une liste des choses qui auraient pu être faites mais comme je l’avais déjà dit dans le test du 1, il pourrait y avoir plus d’inconvénients à mourir que de simplement perdre quelques plots. J’augmente la note de difficulté du test précédent pour l’effort et les énigmes un peu plus variées.
Difficulté : 2/5
La difficulté défaillante nous amène à la durée de vie. Alors, il y a une volonté de faire mieux mais au final, seul un acharné voulant tout faire verra une amélioration. L’ensemble des niveaux retraçant l’histoire, et le fait de les rejouer en mode libre avec les personnages au choix, sont équivalents en temps de jeu au premier LSW. L’ajout consiste en bonus et niveaux spéciaux. Il y a donc, en plus, des niveaux chronométrés et avec records où il faut accumuler un certain nombre de plots. Il y a aussi des missions de chasseur de prime avec Boba, IG-88, Dengar, etc.... où il faut trouver un personnage pré-établi, mission donnée par Jabba. L’ensemble de ces bonus se débloque au fur et à mesure du jeu normal. Il y a entre autre des niveaux spéciaux reprenant le décor de certaines des missions du scénario. Malheureusement, aucun de ces bonus ne m’a encore convaincu.
D’autres me sont surement encore inaccessibles puisque je n’ai pas fini le jeu. Il y a un compteur d’avancement et je suis à peine à 60%. Je dois reconnaître que je suis moins motivé que pour le premier jeu, que j’ai fini deux fois intégralement, car si les possibilités d’aller plus loin et plus longtemps existent, l’absence de découvertes et le seul argument du record ne suffisent pas à me convaincre. Une fois le jeu parcouru une première fois, je peine à y revenir pour chercher les bonus. Même le fait de récupérer les personnages du 1 avec sa sauvegarde (cette récupération est mal-foutue d’ailleurs) n’a que peu d’intérêt puisque les particularités des personnages ne sont pas assez exploitées, comme je le disais plus haut. Finalement, on a presque l’impression de rejouer au premier opus avec juste un décor différent car aucune des nouveautés ne fait vraiment la différence, sauf les niveaux vaisseaux mais c’est dans le mauvais sens du terme.
Durée de vie : 3/5
La qualité de LSW vient du fun et si les ingrédients sont toujours là, certains détails gênent. Ce sont de petits trucs comme les personnages, se battant avec les points face à un Jedi, qui donnent des coups dans le sabre :/ Il y a aussi le fait de pouvoir jouer avec le snowspeeder dans l’espace ou les gardes gamoréens qui se battent avec leur hache comme des Jedi (ils renvoient les tirs de laser avec !). Ce sont des détails mais qui sont pour moi symptomatiques d’un souci moindre dans la finition et l’esprit Star Wars est presque gâché, le comble pour Lucas Arts. Il reste tout de même des petits trucs irrésistibles comme les vidéos (le « je suis ton père » avec un polaroïd me fait toujours autant marré) et Lando qui, quand il est à côté de Leia et que je tente volontairement ou pas de l’attaquer, lui fait un baisemain :D Pour ça et pour le fait que si je n’avais pas joué au 1, je ne serais surement pas si dure, je garde une bonne note pour l’ambiance.
Ambiance : 4/5
Comme je l’avais conclu dans le premier test, il n’aurait pas du y avoir de suite, le jeu aurait du être complet dès le début. En effet, cette suite est telle qu’on imaginait un add-on après avoir joué au premier, à quelques points prêts. Sans surprise et sans réelle nouveauté, le jeu contient même quelques détails très désagréables. Les bonus et la philosophie du jeu montrent une volonté de répondre aux insuffisances du 1 mais il reste une impression qui n’est pas celle du 1 ou peut-être qui n’est que trop celle du 1. Les petits trucs qui rendaient l’idée d’un jeu LSW si fun sont toujours là mais les petits défauts et le manque de nouveauté donnent l’impression de n’être que devant une copie, de qualité certes, mais une copie quand même.
Alors que peut-on en conclure ? Ce jeu est-il meilleur que le premier ? Je dirais oui et pour cela je le conseillerai à ceux tentés par l’aventure LSW mais qui n’ont pas encore joué au premier. Cependant, si vous avez déjà goûté à LSW et que cela ne vous a finalement que peu laissé de souvenirs, passez votre chemin ! Il n’y a rien à voir pour vous. Finalement, si vous n’avez aucun a priori sur ce type de jeux, que mon avis ne vous décourage pas d’essayer un LSW. Attendez qu’il sorte à un bon prix ou si vous êtes fan de la prélogie achetez le premier volet. Je suis certes un peu déçu par cette suite mais il n’empêche qu’un LSW reste un jeu original et réellement divertissant, un jeu amusant que l’on peut partager avec toute sa famille, un bon p’tit jeu quoi... ;)
Note générale : 3/5
Éditeur : Lucas Arts
Développeur : Travellers Tales
Type : Action, Aventure
Site web officiel : aller sur le site
Multijoueurs : 2 joueurs en coopératif
Sortie française : 13 septembre 2006
Version : Textes en français
Config minimum : PIII 1 Ghz, 256 Mo RAM, carte 3D 64 Mo, Win 2000/XP/Vista
Config conseillée : PIV 2.4 GHz, 512 Mo RAM, carte 3D 128 Mo
Classification : Pour tous public